Conseil d’administration – Collège BIATSS

A l’heure où retentissent les vibrants appels sur l’unité : tous derrière le chef et l’Université de Savoie sera sauvée ; à l’heure des promesses… qui engagent celles et ceux qui y croient ; nous vous invitons à vous poser une seule question :

Qu’ont fait pendant 4 ans ces héros prêts à rassembler les BIATSS pour l’avenir, pour défendre les personnels, pour vous défendre au quotidien ?

La réponse vous la connaissez aussi bien que nous. Ces listes, quelquefois aux ordres du président sortant, menées par des cadres qui gagnent correctement leur vie, ne représentent avant tout qu’eux-mêmes. S’acquitteront-ils demain du chèque en blanc qu’ils vous demandent de signer au travers de votre vote ? La façon dont ils s’arrogent les résultats du travail que d’autres ont su mener ces dernières années augure de leur nature opportuniste et présage mal de l’avenir pour nous tous.

Un petit retour dans vos mails archivés depuis 4 ans leur rafraîchirait sans doute la mémoire. Car qui, sinon les syndicats, informe et continuera à dénoncer la précarité, la faiblesse des salaires et des primes à l’université de Savoie pour l’immense majorité des personnels ? Qui contribue au quotidien à construire la formation des personnels et à améliorer les prestations sociales ? Qui, sinon les syndicats, a  bâti avec les personnels durant des mois le rapport de force qui a contraint le  président sortant à accepter la CDIsation de la grande partie des personnels en CDD ?

La liste est longue et nous pourrions l’étendre longuement. Parce que les syndicats, c’est vous, c’est nous. Les listes syndicales ont enfin une autre vertu : elles décident démocratiquement de celles et ceux qui, par leur sérieux et leur combativité, sont les plus à même de nous représenter. C’est la représentation de l’intérêt commun là où d’autres choisissent leur intérêt personnel exclusif.

Alors nous n’allons pas vous assommer de phrases creuses et ronflantes sur les excellents résultats de l’université ou vous inviter à participer à la dynamique ambiante. Les forces vives de l’université de Savoie, vous les connaissez : vous en êtes ! D’aucuns vous invitent à prendre le train du sillon alpin, mais à la vérité, tous ignorent où les conduira ce train. Est-il nécessaire d’être à l’avant-garde des volontés du ministre, d’être les plus acharnés à créer le grand machin d’excellence qui exclura les 2/3 des étudiants et des personnels ? Pourquoi vouloir être les plus dociles à casser l’université de Savoie, notre outil de travail ? Les collectivités territoriales seraient-elles à ce point mal gérées qu’elles veuillent détruire un pôle de recherche et de formation qu’elles ont porté pendant tant d’années ? Nous pensons que manquer à ce point de compréhension des politiques territoriales explique l’agitation dont l’équipe actuelle a fait preuve, sans atteindre le niveau suffisant pour assurer la crédibilité de l’établissement.

Les personnels, nous en sommes convaincus, sont ensemble, le présent et l’avenir de l’Université de Savoie. Cela, le grand machin d’excellence ne le reconnaîtra jamais. Quelle place pour la secrétaire qui gère les stages, pour le technicien de maintenance, dans la ‘compétition internationale’ prônée comme une panacée ? Aucune ! L’humain est interchangeable, son travail est nié, il n’est pas compétitif dans le concert international… Et pourtant, c’est bien son travail, votre travail, notre travail à toutes et à tous qui permet à l’Université de Savoie d’exister depuis plus de 30 ans. La question est donc pour nous de faire reconnaître cette réalité, contre les ténors des décisions de l’urgence pour hier, notamment au travers du niveau de qualification, du salaire et des primes.

Il faut construire, oui… Pas n’importe quoi, pas pour quelques ambitions personnelles. Construire une unité d’action des BIATOS, d’abord au sein de l’université, pour gagner des rémunérations dignes pour tous. Construire avec nos collègues des autres universités de Grenoble aussi, pour que le Service Public d’Enseignement et de Recherche soit demain plus une garantie pour nos statuts et nos métiers qu’une menace. Construire l’avenir de nos formations et de la recherche en Rhônes-Alpes, dans l’indépendance des intérêts privés. Construire enfin avec vous l’université de Savoie de demain, qui restera le moyen pour nos enfants d’accéder à tous les métiers, attirante par sa richesse et l’engagement reconnu de ses moyens humains.

Le changement, maintenant ! :)

Le mardi 27 mars, votez, faites votez pour les listes ESPER !

Liste ESPER

Ensemble pour un Service Public d’Enseignement et de Recherche

 

 

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