Communiqué des listes ESPER

S’étant réunis pour analyser les résultats des élections, les candidat-e-s de la liste ESPER tirent les constats suivants :

1) Les listes qui soutenaient Gilbert Angénieux n’ont réuni au CA que 27 % des suffrages des personnels et arrivent en dernière position. Cette déroute électorale est tout aussi spectaculaire au CS et au CEVU, où les listes « Plus » n’obtiennent qu’une poignée d’élus. Bien que le mode de scrutin inique mis en place par la LRU permet à Gilbert Angénieux de disposer de 7 conseillers au CA, il ne dispose à l’évidence plus de la légitimité électorale ni des soutiens nécessaires à l’exercice d’un nouveau mandat.

2) Si les listes TSR arrivent incontestablement en tête, le projet politique porté par Denis Varaschin se limite à un catalogue de bonnes intentions sans engagements concrets. Echaudés par les expériences passées, les candidat-e-s des listes ESPER ont donc souhaité écrire à Denis Varaschin pour lui demander de préciser publiquement ses intentions, au cas où il serait élu (voir le courrier en pièce jointe).

3) La candidature de Gilbert Angénieux n’ayant plus de légitimité et le projet politique porté par les listes TSR demandant à être clarifié, notamment en ce qui concerne les 9 points énoncés dans notre lettre à Denis Varaschin, les candidat-e-s des listes ESPER ont décidé de déposer la candidature de Laurent Ripart à la présidence, afin qu’il soit en mesure de défendre leurs valeurs lors de l’élection du président qui aura lieu mardi 17 avril.

Communiqué suite aux résultats

Les listes ESPER remercient les personnels de l’université de Savoie qui ont participé massivement à ces élections et leur ont apporté en grand nombre leurs suffrages, ce qui leur a permis de progresser très nettement par rapport à 2008. Les premiers résultats au CA en témoignent :

  • En collège BIATOSS, la liste ESPER qui avait réuni 94 voix en 2008 vient d’en obtenir 158. Elle arrive en tête et passe de 24,9 à 33,9 % des suffrages exprimés entre 2008 et 2012.
  • Dans le collège B des enseignants, la liste ESPER arrive en 2e position et passe de 103 voix et 22,5 % en 2008 à 118 voix et 27,1 % des voix
  • Dans le collège A des enseignants, où nous n’avions pu faire de liste en 2008, la liste ESPER a obtenu 15 voix et 11,8 % des suffrages exprimés, ne manquant l’obtention d’un siège que d’une seule voix

Tout corps confondus (Biatoss, collèges A et B des enseignants), ce sont donc 28,3 % des personnels de l’université de Savoie, contre 20,5 % en 2008, qui se sont prononcés pour les listes ESPER au CA, même si le mode très injuste de scrutin ne nous permet d’avoir que 2 des 15 sièges attribués aux représentants des personnels. Si ces résultats ne nous mettent pas en position de gérer l’université, ils permettent aux nombreux élus ESPER que vous avez élus au CA, au CEVU et au CS de constituer dans les conseils une réelle force au service de la défense des personnels, du service public et de ses valeurs de solidarité et d’égalité.

Pour ce qui est de l’élection du président, les candidat-e-s des listes ESPER vont se réunir dans les jours qui viennent pour analyser les résultats et déterminer leur position.

Vidéo du débat entre les candidats à la présidence

Voici en avant-première pour les collègues qui n’ont pu voir le débat en direct une vidéo du débat entre les 3 candidats à la présidentielle de l’université de Savoie

Conformément à l’accord entre les trois listes, ce débat est reproduit en intégralité sans aucune modification ni montage.

Conseil d’administration – Collège BIATSS

A l’heure où retentissent les vibrants appels sur l’unité : tous derrière le chef et l’Université de Savoie sera sauvée ; à l’heure des promesses… qui engagent celles et ceux qui y croient ; nous vous invitons à vous poser une seule question :

Qu’ont fait pendant 4 ans ces héros prêts à rassembler les BIATSS pour l’avenir, pour défendre les personnels, pour vous défendre au quotidien ?

La réponse vous la connaissez aussi bien que nous. Ces listes, quelquefois aux ordres du président sortant, menées par des cadres qui gagnent correctement leur vie, ne représentent avant tout qu’eux-mêmes. S’acquitteront-ils demain du chèque en blanc qu’ils vous demandent de signer au travers de votre vote ? La façon dont ils s’arrogent les résultats du travail que d’autres ont su mener ces dernières années augure de leur nature opportuniste et présage mal de l’avenir pour nous tous.

Un petit retour dans vos mails archivés depuis 4 ans leur rafraîchirait sans doute la mémoire. Car qui, sinon les syndicats, informe et continuera à dénoncer la précarité, la faiblesse des salaires et des primes à l’université de Savoie pour l’immense majorité des personnels ? Qui contribue au quotidien à construire la formation des personnels et à améliorer les prestations sociales ? Qui, sinon les syndicats, a  bâti avec les personnels durant des mois le rapport de force qui a contraint le  président sortant à accepter la CDIsation de la grande partie des personnels en CDD ?

La liste est longue et nous pourrions l’étendre longuement. Parce que les syndicats, c’est vous, c’est nous. Les listes syndicales ont enfin une autre vertu : elles décident démocratiquement de celles et ceux qui, par leur sérieux et leur combativité, sont les plus à même de nous représenter. C’est la représentation de l’intérêt commun là où d’autres choisissent leur intérêt personnel exclusif.

Alors nous n’allons pas vous assommer de phrases creuses et ronflantes sur les excellents résultats de l’université ou vous inviter à participer à la dynamique ambiante. Les forces vives de l’université de Savoie, vous les connaissez : vous en êtes ! D’aucuns vous invitent à prendre le train du sillon alpin, mais à la vérité, tous ignorent où les conduira ce train. Est-il nécessaire d’être à l’avant-garde des volontés du ministre, d’être les plus acharnés à créer le grand machin d’excellence qui exclura les 2/3 des étudiants et des personnels ? Pourquoi vouloir être les plus dociles à casser l’université de Savoie, notre outil de travail ? Les collectivités territoriales seraient-elles à ce point mal gérées qu’elles veuillent détruire un pôle de recherche et de formation qu’elles ont porté pendant tant d’années ? Nous pensons que manquer à ce point de compréhension des politiques territoriales explique l’agitation dont l’équipe actuelle a fait preuve, sans atteindre le niveau suffisant pour assurer la crédibilité de l’établissement.

Les personnels, nous en sommes convaincus, sont ensemble, le présent et l’avenir de l’Université de Savoie. Cela, le grand machin d’excellence ne le reconnaîtra jamais. Quelle place pour la secrétaire qui gère les stages, pour le technicien de maintenance, dans la ‘compétition internationale’ prônée comme une panacée ? Aucune ! L’humain est interchangeable, son travail est nié, il n’est pas compétitif dans le concert international… Et pourtant, c’est bien son travail, votre travail, notre travail à toutes et à tous qui permet à l’Université de Savoie d’exister depuis plus de 30 ans. La question est donc pour nous de faire reconnaître cette réalité, contre les ténors des décisions de l’urgence pour hier, notamment au travers du niveau de qualification, du salaire et des primes.

Il faut construire, oui… Pas n’importe quoi, pas pour quelques ambitions personnelles. Construire une unité d’action des BIATOS, d’abord au sein de l’université, pour gagner des rémunérations dignes pour tous. Construire avec nos collègues des autres universités de Grenoble aussi, pour que le Service Public d’Enseignement et de Recherche soit demain plus une garantie pour nos statuts et nos métiers qu’une menace. Construire l’avenir de nos formations et de la recherche en Rhônes-Alpes, dans l’indépendance des intérêts privés. Construire enfin avec vous l’université de Savoie de demain, qui restera le moyen pour nos enfants d’accéder à tous les métiers, attirante par sa richesse et l’engagement reconnu de ses moyens humains.

Le changement, maintenant ! :)

Le mardi 27 mars, votez, faites votez pour les listes ESPER !

Liste ESPER

Ensemble pour un Service Public d’Enseignement et de Recherche

 

 

Comment est élu le Président de l’Université ?

La LRU a restreint le corps électoral. “Le président de l’université est élu à la majorité absolue des membres élus du conseil d’administration et est choisi parmi les enseignants-chercheurs, chercheurs, professeurs ou maîtres de conférences, associés ou invités, ou tous autres personnels assimilés, sans condition de nationalité” (article 4). Auparavant, le président était élu par l’assemblée des 3 conseils universitaires (le corps électoral pouvait atteindre 140 électeurs).

La taille du conseil d’administration a été réduite par la loi LRU (article 4 et 7) à 26 membres, dont 7 personnalités extérieures. La liste de ces personnalités est approuvée par le CA sur proposition du président. Autrement dit, elles ne participent pas à l’élection du président. Ce qui veut dire que, dans notre CA ce sont les 19 membres élus du CA (6 représentants professeurs collège A, 6 représentants professeurs collège B, 3 représentants BIATOSS et 4 représentants étudiants) qui élisent le président à la majorité absolue, il faut donc 10 voix pour qu’il soit élu.

Le mode de scrutin pour les élections aux 3 conseils de l’université a été modifié par la loi LRU sur 2 points importants. Il s’agit toujours d’un scrutin de liste par collèges (professeurs, maîtres de conférences, BIATOSS, étudiants), à la proportionnelle au plus fort reste, sauf pour les colléges des enseignants et enseignants-chercheurs. En effet pour ces collèges, la liste, arrivée en tête dans chacun des collèges obtient la moitié des sièges, elle bénéficie donc d’une prime majoritaire. Cela veut dire que sur 6 sièges, la liste arrivée en tête aura au minimum 3 + 1 au plus fort reste.

Exemple 1 Exemple 2
Liste Voix Sièges Liste Voix Sièges
Liste A 100 1 Liste A 100 1
Liste B 100 1 Liste B 100 1
Liste C 101 4 Liste C 247 4

Disparition de l’UdS ? C’est notre président qui le dit…

L’Éco des pays de Savoie a publié dans son numéro 9-2012 du 1er mars un article intitulé : Pays de Savoie – Grenoble : le bonheur est dans le « PRES » ?

Cet article est instructif pour connaître la vision qu’a notre président du futur de l’université. On peut y lire notamment que « C’est sans doute bien la fin de l’université de Savoie telle qu’on la connaissait. Le nom lui-même pourrait-il disparaître ? Gilbert Angénieux n’écarte pas l’hypothèse ».

Concernant les laboratoires, c’est la taille qui ferait la différence : « parce que les entreprises n’ont pas besoin de laboratoires moyens : sinon, n’importe quel prestataire de service fait l’affaire. »

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Lettre de la présidente de Montpellier III au candidat Hollande

Nous souhaitons publier ici la lettre de Mme Anne Fraïsse, Présidente de l’Université Montpellier III au candidat à la Présidence François Hollande.

Cette lettre montre que, effectivement, il est possible d’être Président d’université et combattre en même temps les politiques gouvernementales.

« Montpellier, le 7 février 2012,

Monsieur le candidat à la Présidence,

Les premiers axes de votre programme en matière d’enseignement supérieur nous consternent et nous voulons vous faire part de notre surprise et de notre colère devant les orientations que l’on annonce.

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Le temps des bilans

En 2008, Gilbert Angénieux a été porté à la présidence de l’Université de Savoie par une liste qui affichait son opposition à la loi LRU, en nous expliquant qu’elle saurait protéger notre établissement des dérives rendues possibles par ce texte. Sitôt élu, Gilbert Angénieux a mené une toute autre politique, puisqu’il a clairement fait la pire des applications possibles de la LRU, avec le soutien des conseillers de sa liste qui durant quatre années ont voté son budget et soutenu sa politique.

Parmi tous les présidents d’université de France, Gilbert Angénieux aura été l’un des meilleurs élèves de Valérie Pécresse. Au printemps 2009, il a fait partie de ces présidents qui ont refusé tout soutien au mouvement anti-LRU, son activité se limitant alors à délocaliser les conseils de notre université pour les réunir à Annecy-le-Vieux de peur qu’ils ne soient perturbés par les personnels en lutte. Non content d’appliquer la LRU petit doigt sur la couture du pantalon, il a introduit avec enthousiasme les pires mesures de Valérie Pécresse : il est devenu le VRP savoyard des chaires d’excellence qu’il a voulu mettre en place dans notre université et a été l’un des défenseurs les plus zélés de la désastreuse réforme des concours d’enseignement qu’il a appliquée de la pire des manières dans notre université.

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